Caliente! Santana embrase le Centre Vidéotron

,

Il faisait chaud dans l’amphithéâtre de Québecor ce jeudi.

Carlos Santana est arrivé à nous faire croire que nous étions en plein coeur de l’été ce jeudi soir au Centre Vidéotron alors qu’il a pris d’assaut l’amphithéâtre avec ses rythmes exotiques. Impossible de ne pas être éblouie par le talent de musicien incomparable du guitariste. Un spectacle de près de 3 heures sans entracte et sans temps mort est un exploit en soi, mais lorsque celui est mené de mains de maître par un homme de plus de 70 ans, on passe à un autre niveau.

Les accords de sa guitare électrique ont tôt fait de traverser les pores de notre peau pour faire bouillonner notre sang et jaillir une envie incontrôlable de se dandiner sous les hymnes intemporels de l’artiste mexicain. Santana a proposé des pièces issues de son large répertoire, des années 60 à aujourd’hui. Il nous a évidemment gratifiés de ses titres les plus célèbres, dont « Oye Come va », « She’s Not There », « Smooth », « Maria Maria » ainsi que « Corazón Espinado ». Tiré de son plus récent matériel, le guitariste nous a aussi offert la chanson « Total Destruction to Your Mind ».

Il faut savoir qu’aucun setlist n’a été distribué à la presse puisque l’artiste improvise son spectacle chaque fois. Évidemment, il y a des incontournables qu’il rejoue soir après soir, mais l’ordre dans lequel il les interprète reste un mystère pour son équipe expérimentée, qu’on s’imagine habituée à ce mode de fonctionnement inusité.

En plus de l’omniprésence de la guitare, on retrouve sur scène une panoplie d’instruments que nous n’avons pas l’habitude de voir. Le güiro cubain et la güira dominicaine prennent notamment une place prépondérante dans le spectacle, sans parler des maracas, des tambourins à clochettes et des congas. Il y a bien sûr aussi des instruments plus conventionnels, comme le clavier, la basse et la batterie, mais notre regard s’arrêtait invariablement sur ces accessoires plus atypiques.

Santana laisse beaucoup de place à ses acolytes en spectacle. On se souviendra, notamment, longtemps de cette performance endiablée de sa femme, Cindy Blackman, à la batterie qui, pendant 5 ou 6 minutes, a livré un solo absolument incroyable, qui lui a valu une ovation debout. Carlos Santana a pris la parole à quelques reprises au cours du spectacle, notamment pour encourager son public à lâcher son fou. « Go bananas », a-t-il lancé, appuyé par de chauds applaudissements de la foule.

Impossible de ne pas être hypnotisé par les doigts envoûtés du guitariste, qui se baladaient diligemment sur son instrument doré. Carlos Santana a offert une prestation grandiose que les quelques milliers de mélomanes assemblés au Centre Vidéotron en ce froid jeudi de mars ne sont pas prêts d’oublier. Maintenant, nous sommes fin prêts pour l’été. En espérant que Mère nature ait compris le message…

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis dix ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.

Aimez-nous sur Facebook

Showbizz.net