Roger Waters sort l’artillerie lourde à Québec

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Le membre fondateur de la formation Pink Floyd est de passage dans la Vieille-Capitale pour deux soirs.

Roger Waters a reçu l’accueil d’une vie à Québec ce vendredi soir, alors qu’il livrait son imposant spectacle Us + Them au Centre Vidéotron, une proposition réglée au quart de tour qui fait la belle part aux classiques de Pink Floyd. Nostalgie quand tu nous tiens…

L’amphithéâtre était bondé et les spectateurs qui s’y trouvaient n’avaient plus à être conquis. C’est pourquoi l’ambiance était déjà au mieux lorsque le légendaire rockeur a fait son entrée en scène, sans flafla, entouré de son armada de musiciens et choristes. On a alors eu droit à un cocktail de succès de Pink Floyd issus des albums cultes The Dark Side of The Moon, The Wall, Animals et Wish You Were Here, injecté de quelques nouvelles chansons tirées de l’album Is This the Life We Really Want?.

Si ces nouveautés ont plutôt fait figure de temps morts, on ne peut en dire de même de titres comme « The Great Gig in the Sky », « Welcome to the Machine » ou « Wish You Were Here », qui ont inévitablement soulevé une frénésie dans la foule. En fin de première partie, le routier s’est assuré de marquer le coup en proposant l’incontournable « Another Brick in the Wall ». Pour l’occasion, il a fait appel à une jeune troupe de danseurs du Studio Party Time. Ceux-ci sont arrivés sur scène masqués et dans des habits de prisonniers, mais se sont progressivement délestés de leurs chaînes pour se mettre à danser frénétiquement sur la mélodie. Un moment d’anthologie. Waters leur a cédé la place au moment des applaudissements avant de dire « Tout ce que je sais de ces jeunes, c’est qu’ils sont québécois, qu’ils sont extraordinaires et très talentueux. Vous pouvez être fiers d’eux et je crois que vous l’êtes. »

Évidemment, on ne peut passer sous silence la scénographie épatante de cette nouvelle tournée, qui utilise à fond les projections, les éclairages mixtes, des bruits d’ambiance et même des drones. En deuxième partie, toute cette artillerie a été déployée plus que jamais, offrant un coup d’oeil inoubliable aux adeptes. Sur « Dogs », on a fait descendre des airs un mur d’écrans surmontés de cheminées, recréant ainsi la pochette de l’album Animals. Puis, sur « Pigs », Waters a craché sa haine de Trump à l’aide de visuels peu subtils et de phrases-chocs : « Trump est un cochon ». Ça avait le mérite d’être clair! À la fin de « Brain Damage », on a recréé l’iconique pochette de The Dark Side of The Moon à l’aide de lasers, un moment marquant qui s’est conclu sur une longue ovation. Waters a reçu les acclamations méritées du public avec beaucoup d’émotion, s’essuyant les yeux à plusieurs reprises. Il s’est ensuite remémoré son passage marquant sur les Plaines d’Abraham en 2012 – alors qu’il avait offert son spectacle musclé The Wall - ce qui a alimenté derechef les applaudissements. Le spectacle-événement s’est terminé sur « Comfortably Numb » et « Mother » et une pluie de confettis. On en aurait pris plus.

Il reste encore plusieurs bons billets pour le spectacle de ce samedi 7 octobre. Des preneurs?

Voici la liste des chansons interprétées durant la soirée :

Partie 1

  • Speak to Me / Breathe (Pink Floyd)
  • One of These Days (Pink Floyd)
  • Time (Pink Floyd)
  • Breathe (Reprise) (Pink Floyd)
  • The Great Gig in the Sky (Pink Floyd)
  • Welcome to the Machine (Pink Floyd)
  • Déjà Vu
  • The Last Refugee
  • Picture That
  • Wish You Were Here (Pink Floyd)
  • The Happiest Days of Our Lives / Another Brick in the Wall Part 2 & 3 (Pink Floyd)

Partie 2

  • Dogs (Pink Floyd)
  • Pigs (Three Different Ones) (Pink Floyd)
  • Money (Pink Floyd)
  • Us and Them (Pink Floyd)
  • Smell the Roses
  • Brain Damage (Pink Floyd)
  • Eclipse (Pink Floyd)
  • Comfortably Numb (Pink Floyd)
  • Mother (Pink Floyd)
Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.