Fabuleux Arcade Fire au Centre Vidéotron

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La formation indie rock était de passage dans la Vieille-Capitale pour une deuxième fois en carrière ce mardi.

Ils étaient trop peu – près de 5000 pour être plus précise – à avoir répondu positivement à l’invitation lancée par Arcade Fire ce mardi soir au Centre Vidéotron. Les billets étaient pourtant abordables et il s’agissait seulement du deuxième passage à Québec de la formation qui jouit autrement d’une renommée internationale bien méritée.

Ceux qui y étaient – appelons-les les chanceux – ont toutefois oublié rapidement l’atmosphère moribonde qui régnait dans l’amphithéâtre ce mardi soir, lorsque les artistes sont entrés en scène, dans une mise en scène épatante. On avait alors plutôt le sentiment d’être les témoins privilégiés d’un moment de grâce musical.

Pour cette tournée Infinite Content, les membres d’Arcade Fire se sont donné comme mission de redéfinir leur rapport au public. Ils y sont arrivés. Au centre de l’enceinte trônait une scène carrée en forme d’arène de boxe, surmontée d’écrans géants. À 21 h tapant, les artistes ont surgi d’un coin de la patinoire comme des athlètes d’un gala de boxe, poings levés, sous les acclamations et accolades de la foule. À ce moment, alors que la mélodie bien connue de « Wake Up » fendait l’air, les frissons étaient de mise.

Les très charismatiques Win Butler, Régine Chassagne et leurs complices ont alors entrepris de nous faire vivre leur plus récent album, intitulé Everything Now, qui a reçu un accueil mitigé de la presse plus tôt cette année. Le bal a été lancé avec le titre éponyme, franchement dansant et approprié. Plusieurs autres titres ont suivi, qu’on pense à « Electric Blue », « Creature Comfort » ou « Infinite Content ».

C’est toutefois au moment d’interpréter ses plus grands succès que le groupe a électrisé la foule. « Tunnels », « The Suburbs », « Reflektor » et « Power Out » ont été particulièrement marquants. Avec « Sprawl II », Regine Chassagne, très sensuelle et magnétique, a offert un des meilleurs moments de la soirée en chantant sous d’énormes boules disco. Tous les musiciens ont démontré leurs talents musicaux pendant la soirée, en intervertissant constamment leurs instruments, un talent peu commun qui a fait leur renommée. Seul petit ajustement technique nécessaire : on préférerait ne pas voir les artistes complètement disparaître derrière des volutes de fumée en fin de parcours. Beau, mais pas nécessaire.

Au rappel, Win Butler a offert un moment particulier aux adeptes sur le parterre en allant y chanter avec projection à l’appui. Puis, on a clos les choses comme on les a commencés, avec la mélodie de « Everything Now » fredonnée en choeur et l’incontournable « Wake Up » qui a généré la ferveur des spectateurs. Alors que je quittais l’amphithéâtre, des notes de cette chanson jouées au saxophone retentissaient encore entre les murs. Magique.

On peut dire qu’Arcade Fire sait comment réveiller une foule, même clairsemée. On leur souhaite néanmoins des spectacles à guichets fermés pour la suite de cette tournée. Ils le méritent vraiment!

Voici la liste des chansons interprétées par Arcade Fire au Centre Vidéotron :

  • Everything Now
  • Signs of Life
  • Rebellion (Lies)
  • Here Comes the Nigh Time
  • Haiti
  • No Cars Go
  • Electric Blue
  • Put Your Money On Me
  • Neon Bible
  • Neighborhood #1 (Tunnels)
  • The Suburbs
  • Ready To Start
  • Sprawl II
  • Reflektor
  • Afterlife
  • Infinite Content
  • Creature Comfort
  • Power Out

Rappel 

  • We Don’t Deserve Love
  • Everything Now (mélodie)
  • Wake Up
Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.