Impossible de ne pas succomber au charme d’Anne

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La nouvelle adaptation d’Anne… la maison aux pignons verts est une fabuleuse réussite.

Anne… la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables) est un téléfilm qui a été très populaire au Québec au milieu des années 1980 et bien longtemps après, lors de ses nombreuses rediffusions au petit écran.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire du roman de l’auteure canadienne Lucy Maud Montgomery, qui s’est vendu à plus de 50 millions d’exemplaires à travers le monde, la voici :

Anne, une jeune rouquine adoptée en 1890, se bat envers et contre tout pour se faire accepter et gagner l’affection de son nouvel entourage. Cette jeune fille, qui après avoir été maltraitée des années durant en orphelinat et par un chapelet de familles d’accueil, atterrit par erreur dans le foyer de Marilla Cuthbert, une vieille dame sans enfant qui désirait adopter un garçon, et de son frère Matthew. Avec le temps, Anne va illuminer leur vie et celle de leur petite communauté d’Avonlea, à l’Île-du-Prince-Édouard, grâce à sa vive intelligence et son imagination débordante.

Il est impossible de ne pas s’éprendre de cette fillette dégourdie qui possède un vocabulaire étoffé et une forte personnalité.

La réussite de la série repose sur la qualité des textes d’Antonio Ranieri et Moira Walley-Beckett, mais également beaucoup sur les frêles épaules de la jeune actrice Amybeth McNulty. Il est impossible de ne pas s’éprendre de cette fillette dégourdie qui possède un vocabulaire étoffé et une forte personnalité. L’héroïne fait foi d’un tel tempérament frondeur et discourt avec une telle vigueur sur l’équité entre les hommes et les femmes qu’on ne peut s’empêcher de qualifier le personnage de féministe. « En tant que fille, je pourrais tout aussi bien l’aider [aux champs]. Je suis aussi forte qu’un garçon et je préfère largement être dehors qu’être enfermée en cuisine. Je ne vois pas en quoi cela est un problème », dit la petite Anne pour convaincre Mme Cuthbert de ne pas la retourner à l’orphelinat.

La traduction est aussi particulièrement compétente. Les grandes envolées lyriques de la protagoniste sont magnifiques. Nous ne ressentons pas le besoin, comme c’est souvent le cas pour des oeuvres traduites, de voir la version originale pour apprécier davantage les nuances du texte.

Les thèmes exploités dans la série – les préjugés, la confiance en soi, le harcèlement, l’identité – sont intemporels et universels. Peu importe l’âge, Anne saura vous émouvoir et remplir votre coeur d’une allégresse enfantine et bienfaitrice.

Anne sera d’abord diffusé sur ICI ARTV les samedis de 21 h à 23 h du 5 au 26 août, puis sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé dès le 16 septembre. La série est composée de 7 épisodes (1 épisode de 120 minutes et 6 épisodes de 60 minutes).

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis neuf ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.