Saturday Night Fever : De la danse de haut calibre et des voix scintillantes

,

La première médiatique de la comédie musicale Saturday Night Fever avec Nico Archambault a eu lieu ce jeudi soir au Capitole de Québec.

Après avoir été présentée à Paris l’hiver dernier, la comédie musicale Saturday Night Fever s’installe dans la Capitale-Nationale pour la saison estivale.

Impossible de ne pas être charmé par cette proposition électrisante, regroupant quelques membres de la distribution originale ainsi que plusieurs danseurs et chanteurs québécois. Les chorégraphies de Malik Le Nost sont absolument stupéfiantes. Il s’agit là de danse de très haut niveau. Nico Archambault et sa conjointe, la fabuleuse Wynn Holmes, sont extraordinaires. Si les séquences parlées – essentielles pour nous mettre dans le contexte de l’histoire – manquent un peu de naturel, les nombreuses scènes de danse nous font complètement oublier les lacunes en ce sens. Qu’on connaisse la danse ou pas, on ne peut qu’être stupéfaits par le talent incommensurable des deux interprètes principaux. Évidemment, le reste de la troupe est du même niveau d’excellence.

Il faut également parler de la superbe voix, parfaitement assortie à ce style de musique, de David Latulippe. Son timbre puissant et son charisme épatent. Sa complice féminine Nevedya, qui avait déjà fait ses preuves dans la version française, impressionne tout autant avec ses longues tresses blondes et sa voix aussi scintillante que ses tenues. Impossible de passer sous le silence la performance renversante de la comédienne québécoise Amélie B. Simard. Celle qu’on connaissait principalement pour ses rôles à la télé, notamment dans Les jeunes loups et L’auberge du chien noir, possède une voix à vous jeter par terre! Son interprétation de « If I Can’t Have You » est prodigieuse et mémorable.

Le fait que le spectacle en soit un participatif nous a particulièrement plu. Au retour de l’entracte, l’animateur maison Gwendal Marimoutou invite les gens à se lever et leur apprend quelques mouvements de danse, qu’ils sont invités à reprendre à la fin du spectacle lors de la présentation des artistes. L’animateur s’adresse directement aux spectateurs à plusieurs reprises dans le spectacle, notamment pour les mettre en contexte sur le déroulement de l’histoire. Un personnage utile et attachant qu’on n’aurait pu imaginer être joué par quelqu’un d’autre que le coloré Français Gwendal Marimoutou.

Les décors et les costumes nous transportent littéralement dans le New York des années 1970; il y a des paillettes et des boules miroirs au pied carré! On retrouve heureusement l’illustre smoking blanc porté par John Travolta dans le film éponyme et les robes flamboyantes des danseuses engendrent la jalousie du public féminin tellement elles sont splendides.

Il vous sera impossible de rester assis pendant les deux heures que dure ce spectacle haut en couleur. Et on vous prédit que vous aurez (tout comme nous) la chanson « Night Fever » des Bee Gees dans la tête pendant un bon moment après la représentation. Il s’agit de l’un des effets secondaires de cette délicieuse comédie musicale sur le cerveau humain.

« Night fever, night fever
We know how to do it… »

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis neuf ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.