The Lumineers au Centre Vidéotron : Généreux et irrésistibles

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The Lumineers étaient de retour ce dimanche soir dans la Vieille-Capitale, devant un public déjà conquis.

Après une introduction explosive des Islandais Kaleo, dont on n’a assurément pas fini d’entendre parler, les Lumineers pouvaient enfin lancer la soirée devant une foule qui ne demandait que cela. Je dois avouer d’emblée n’avoir jamais été une grande adepte de ce groupe. Bien sûr, leurs mélodies accrocheuses me sont restées dans la tête plus d’une fois, mais rien pour me faire craquer. C’était avant ce spectacle au Centre Vidéotron, qui m’a fait changer d’avis. Voir The Lumineers en spectacle, c’est vivre un moment irrésistible.

Signe que le public de Québec est complètement sous le charme de la formation américaine; l’amphithéâtre était fort bien garni, en dépit d’un passage au Festival d’été de Québec huit mois plus tôt. Tous ne peuvent en dire autant… (n’est-ce pas Red Hot Chili Peppers?)

C’est dos au public et assis au piano que le chanteur Wesley Schultz, très en voix, a lancé le spectacle avec la délicate « Submarines ». De magnifiques lustres tubulaires surplombaient la scène, superbement décorée, distillant une atmosphère somptueuse pour l’événement aux sonorités folk rock. Après une entrée en matière fort réussie, le trio devenu sextuor pour l’occasion pouvait compter sur ses succès « Ho Hey » et « Cleopatra » pour générer une certaine hystérie. La touchante « Gun Song » fut accompagnée d’un foisonnement de lumières de cellulaires, tandis que la magnifique « Dead Sea » est venue mettre fin de belle manière au premier segment.

Dans le but de recréer la convivialité des petites salles que fréquentait le groupe avant d’atteindre une renommée internationale, les talentueux musiciens se sont dirigés sur une petite plateforme, juchée au centre de l’arène, pour le deuxième segment. On a alors eu droit à l’un des plus beaux moments du spectacle. C’est sur la chanson « Abe Song » qu’on a pu entendre seule la très belle voix de Neyla Pekarek. Puis, celle-ci a littéralement ébloui avec son violoncelle sur « Charlie Boy », devant une foule muette de fascination.

Foudroyant de charisme, le leader Wesley Schultz n’a pas hésité à ponctuer le concert d’anecdotes touchantes. Au retour de la scène centrale, il a prolongé son bain de foule pour serrer plusieurs mains. Il est même monté dans les gradins pendant « Ophelia », surprenant ainsi plusieurs adeptes qui se pensaient hors d’atteinte. En fait, tout a été mis en oeuvre ici pour que chaque spectateur reparte avec le sourire. Ce fut mon cas. On a même opté pour la pluie de confettis, pendant « Big Parade », afin d’en mettre plein la vue. La reprise de « Walls » – hommage senti à Tom Petty and the Heartbreakers livré au-devant de la scène – valait à elle seule le détour.

En guise de conclusion, les talentueux multi-instrumentistes ont interprété trois chansons, dont une reprise de Bob Dylan et l’excellente « Stubborn Love ». Au final, impossible de ne pas être charmé par la générosité, la prestance et le talent des membres de The Lumineers, qui offrent une performance exemplaire dans le cadre de cette tournée Cleopatra. Un coup de coeur!

Voici la liste des chansons interprétées ce soir :

  • Submarines
  • Flowers in Your Hair
  • Ho Hey
  • Cleopatra
  • Gun Song
  • Dead Sea
  • Classy Girls
  • Abe Song
  • Charlie Boy
  • Slow It Down
  • Sleep on the Floor
  • Angela
  • Ophelia
  • Big Parade
  • Walls (Reprise de Tom Petty and the Heartbreakers)
  • My Eyes
  • Patience

Rappel

  • Long Way From Home
  • Subterranean Homesick Blues (reprise de Bob Dylan)
  • Stubborn Love
Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.