Blue Moon saison 2 : La télé québécoise à son meilleur

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La saison 2 de Blue Moon est enfin disponible pour un visionnement en rafale sur le Club Illico.

Après le succès fracassant de la première saison de l’excellente série Blue Moon, nous étions franchement impatients de découvrir la suite des aventures de Justine Laurier et de sa société paramilitaire Blue Moon.

La deuxième saison commence quelque temps après les événements présentés dans la première saison. Justine Laurier essaie toujours de faire de son héritage une société propre, qui ne flirterait plus avec l’illégalité. Pour cette raison, les affaires ont beaucoup diminué. De plus, elle se heurte régulièrement aux opinions et décisions de son nouvel associé, Milan Garnier, qui inspire de moins en moins confiance. Lorsqu’un nouveau contrat se présente – celui de suivre l’activiste Thylan Manceau qui dérange le pouvoir établi – Justine et ses partenaires devront composer avec une situation qui a beaucoup plus de ramifications qu’il n’y paraît.

Il est épatant de voir à quel point on peut, avec des budgets modestes et des horaires serrés, arriver à produire de la télévision d’une aussi grande qualité, accrocheuse, intelligente et enlevante.

Après seulement quelques épisodes de cette seconde mouture, nous sommes définitivement galvanisés par l’intrigue touffue qui annonce plusieurs surprises et revirements de situation. Évidemment, comme on a tourné les deux premières saisons en même temps, il n’y a pas ici de rupture de ton ni de style et c’est pour le mieux. La caméra experte d’Yves-Christian Fournier réussit à capter le meilleur de l’action et du travail des acteurs et les textes de Luc Dionne sont toujours aussi captivants et vrais.

Il est épatant de voir à quel point on peut, avec des budgets modestes et des horaires serrés, arriver à produire de la télévision d’une aussi grande qualité, accrocheuse, intelligente et enlevante. À sa manière, Blue Moon rappelle un certain Homeland, particulièrement avec cette saison 2 qui s’avère plus politique, sans avoir rien à lui envier. On a ici affaire au meilleur de la télévision québécoise.

Dans ce contexte, Karine Vanasse continue de briller avec une performance musclée. Elle se fait toutefois damer le pion par Éric Bruneau dont la présence magnétique captive. Son personnage de Milan Garnier est de plus en plus complexe. Épier ses moindres mouvements et ses manigances devient rapidement une seconde nature pour le téléspectateur avide et curieux. Émile Proulx-Cloutier, qui incarne un humaniste idéaliste décriant les iniquités sociales, ne s’en laisse pas non plus imposer avec une performance qui frise la perfection. On le sent en effet bien campé dans la peau de cet être à la fois charismatique et manipulateur, qui rappelle presque un gourou de secte. Tous les autres membres de la distribution, que ce soit Patrice Godin, Caroline Dhavernas, Alexandre Landry, Charlotte Aubin ou Clauter Alexandre, contribuent à étoffer l’ensemble.

À sa manière, Blue Moon rappelle un certain Homeland, particulièrement avec cette saison 2 qui s’avère plus politique, sans avoir rien à lui envier. On a ici affaire au meilleur de la télévision québécoise.

Bref, les fans de la première heure seront servis avec ce suspense haletant qui en met plein la vue dès les premières minutes. En poursuivant notre visionnement captif de cette deuxième saison, on entrevoit déjà avec bonheur la saison 3 qui a heureusement déjà été confirmée.

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.