District 31 : L’intrigue du petit Théo s’étire-t-elle exagérément?

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Après huit épisodes, on se demande si la disparition du petit Théo saura encore intriguer les téléspectateurs jusqu’à Noël.

Lorsqu’on a commencé le visionnement de District 31 au début du mois de septembre, on a cru que la première intrigue s’achèverait à la fin de la première semaine. Nous ne pouvions être davantage dans l’erreur. En réalité, il faudra attendre à la mi-saison (donc probablement en décembre prochain) pour connaître l’issue de l’intrigue sur la disparition du jeune Théo.

On ne peut s’empêcher de se demander si cette histoire trainante n’en découragera pas quelques-uns, habitués à une formule plus expéditive. On se rappellera que la série 19-2 avait aussi exploité cette thématique de la disparition d’un enfant lors du premier épisode de sa troisième saison. Le sujet choisi avait marqué les esprits pour son intensité et son authenticité, mais, précisons-le, après 60 minutes, les agents Chartier et Berrof étaient déjà sur un autre dossier.

On comprend, bien sûr, que le modèle du téléroman de District 31 et celui de la série, généralement employée pour dépeindre le monde policier, ne sont pas les mêmes. Il est évident qu’une quotidienne prendra davantage son temps qu’une série hebdomadaire, mais on se demande quand même si Luc Dionne saura maintenir la curiosité des téléspectateurs pendant près de quinze semaines (??) autour de cette même intrigue du petit garçon disparu au parc Melançon. Déjà qu’après huit épisodes, on commence à trouver que les choses stagnent…

On s’imagine que d’autres investigations viendront s’arrimer à celle du jeune Théo, mais seront-elles suffisamment captivantes? L’enquête parallèle des deux premières semaines, impliquant une préposée dans un centre de personnes âgées qui offrait des services sexuels à certains résidents en échange d’argent, a été exploitée de manière plus humoristique que grave. Oui, l’humour allégeait la lourde thématique de l’enlèvement d’un enfant, mais n’aidait pas nécessairement à retenir les téléspectateurs.

Nous aimons profondément cette nouvelle proposition audacieuse de Luc Dionne (lire notre critique ici), et ce, malgré ses lenteurs. Nous espérons que l’intensité sera au rendez-vous jusqu’à Noël, mais nous commençons à en douter quand même un peu…

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis dix ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.

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