Le phénomène Stranger Things de Netflix : notre critique

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Voilà déjà quelques semaines que le phénomène Stranger Things s’est emparé de l’Amérique du Nord via Netflix.

Cette série originale a su captiver l’attention de bien des télévores qui se sont délectés de ses 8 épisodes d’une heure en un temps record.

L’ensemble rappelle d’abord Super 8 de J.J. Abrams dans lequel une bande de jeunes – du même âge que les héros de Stranger Things – sont témoins du mystérieux déraillement d’un train. Puis, la série nous fait penser à certaines des oeuvres phares du cinéma de Steven Spielberg (dont le plus évident : E.T.) et plusieurs épisodes de X-Files (la musique du générique s’apparente d’ailleurs beaucoup à la pièce d’ouverture de la série de science-fiction des années 1990).

L’histoire de Stranger Things se déroule en 1983 à Hawkins dans l’Indiana. Après la disparition d’un garçon de 12 ans dans des circonstances mystérieuses, la petite ville du Midwest est témoin d’étranges phénomènes. Les amis du disparu s’évertueront à le retrouver, convaincus que celui-ci n’est pas mort, malgré ce que racontent les policiers et le gouvernement. La mère du garçon a la même impression et n’abandonnera pas tant qu’elle n’aura pas retrouvé son fils et compris ce qui était advenu de son corps.

La reconstitution historique de Stranger Things est époustouflante. Tout a été réfléchi; des voitures d’époque en passant par les vêtements aux canettes de bière et aux talkies-walkies. Il y a une aura réconfortante de nostalgie qui se dégage de Stranger Things. Malgré les monstres et l’intensité du suspense de la trame narrative, on se reconnaît aisément dans cette série sans prétention qui nous fait faire un agréable voyage dans le temps.

Autre élément positif de cette nouvelle série-phénomène : le retour de Winona Ryder. L’actrice, qui avait connu un succès sans précédent dans les années 1990, avait momentanément disparu de nos écrans. Elle a fait quelques apparitions ici et là, mais elle n’aura pas marqué l’imaginaire autant qu’avec ce rôle de mère désespérée qu’elle tient dans Stranger Things.

Les jeunes acteurs qui interprètent les trois jeunes protagonistes masculins sont également stupéfiants, et que dire de cette comédienne de douze ans à peine qui tient le rôle d’Eleven, l’enfant mystérieuse qui débarque dans la ville au même moment où les premiers phénomènes paranormaux surviennent. La distribution ne manque pas de talents et celle-ci nourrit certainement de façon positive la trame narrative, habilement écrite par les frères Duffer.

Netflix, à l’encontre de ses habitudes, n’a pas encore confirmé une deuxième saison de Stranger Things, ce qui ne fait qu’ajouter à l’engouement pour la série. Mais, n’ayez crainte, la série ne se termine pas sur un cliffhanger insoutenable. On laisse la porte ouverte à de nouvelles aventures, mais on complète d’habile façon l’histoire de ces quatre amis, fans de Donjons et Dragons, et celles de leurs entourages.

Stranger Things s’avère un divertissement de qualité, original, qui mérite certainement l’attention qu’on lui porte.

Découvrez 10 anecdotes sur la série ici.

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis dix ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.

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