P-A Méthot lance la 2e édition de ComediHa! dans le bonheur

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ComediHa! 2016

Ce jeudi soir avait lieu le premier gala de la 2e édition du ComediHa! à Québec, avec le toujours sympathique P-A Méthot à l’animation. Bonheur et camaraderie.

L’an passé, P-A Méthot avait ouvert les festivités de la première édition du ComediHa! avec succès, dans un gala qui mariait à merveille humour, magie et musique. Une réussite sur toute la ligne. Il n’en fallait pas plus pour qu’on le réinvite pour la seconde édition, afin de recréer la magie. On connaît tous l’amour des gens de la Capitale-Nationale pour ce comique attachant. Il n’était donc pas étonnant de voir une salle comble et déjà conquise. En retour, le Gaspésien d’origine et ses invités ont livré la marchandise avec un événement bigarré, souvent inégal, mais toujours cocasse.

Pour lancer la soirée, P-A Méthot est apparu sur un vélo stationnaire, entouré de femmes sveltes en tenues d’entraînement. Celles-ci se sont rapidement transformées en danseuses que Méthot pouvait difficilement suivre. Puis, fidèle à lui-même, l’humoriste s’est lancé dans un monologue dans lequel l’autodérision était à l’honneur. Il a raconté les aléas de devoir s’entraîner pour garder la forme. Une prémisse amusante et engageante qui a donné le ton au spectacle.

Suivait Mélanie Couture, bonne amie de P-A Méthot. Enceinte jusqu’aux dents et prête à rompre les eaux à tout instant, l’humoriste s’est exclamée : « Pourquoi vous pensez qu’ils me font passer en premier, parce qu’ils ont peur que je cochonne le stage plus qu’un magicien ». Son numéro sur la grossesse et la maternité, dont la finale était plutôt attendrissante, a reçu un accueil mi-figue mi-raisin. Même chose pour François Massicotte qui a parlé de la crampe de cerveau occasionnelle. Jean-Claude Gélinas nous a servi sa salade avec son Réjean de Terrebonne, ce vieux « mononcle » ivrogne dont la rengaine semble inlassablement plaire aux gens de Québec. Puis le gala a véritablement pris son envol avec la présence sympathique du Suisse Thomas Wiesel : « Si vous ne me connaissez pas, c’est normal; je ne suis pas connu ». L’humoriste a indiqué qu’il pensait qu’il était possible de rire de tout, puis il a prouvé son point en allant jusqu’à blaguer à propos des attentats de Paris. Audacieux, mais réussi. Premier coup de coeur. En plus, il avait (peut-être sans le savoir) mis la table pour Mike Ward qui a reçu une ovation dès son entrée sur scène. Il a enchaîné avec un numéro subtilement nommé « Pénis dans le champagne » dans lequel il a parlé de ses délires en boisson. Politiquement incorrect, bien sûr, mais hilarant. Boucar Diouf a séduit le public avec son monologue intelligent dans lequel il n’a pu éviter une référence à son grand-père : « mon grand-père disait : c’est quand un moustique se pose sur le testicule d’un homme que celui-ci réalise que ce ne sont pas tous les problèmes du monde qui peuvent se régler par la violence. » Impossible de passer à côté de la palourde royale aussi. Pour conclure la première partie du spectacle, P-A Méthot a offert l’un des meilleurs moments de la soirée en sortant sa guitare pour un segment musical. Impossible de ne pas craquer pendant sa chanson sur les muffins servie à la façon Jean Leloup. Surprise : Paul Daraîche est venu lui porter main forte en fin de parcours, ce qui n’a pas manqué de ravir les spectateurs.

En deuxième partie, l’animateur s’est lancé dans un monologue sur les actualités qui se répètent dans les journaux. Au passage, il s’est permis d’écorcher Julie Snyder et PKP dont la lune de miel aura été de courte durée. Un numéro très efficace! L’attachant Stéphane Fallu a progressivement réussi à mettre le public de son côté après un départ incertain. L’énergumène Daniel Grenier, toujours accompagné de sa guitare et de sa petite mallette, a livré un segment fourre-tout complètement hilarant qui échappait à toute convention. Mathieu Cyr a quant à lui peiné à se trouver un auditoire avec son « cours de pot 101 ». Un numéro de « stoner » qui aurait été plus approprié dans un événement moins grand public. Pourtant, tout de suite après, le Français Éric Lampaert a utilisé une approche similaire, mais avec un résultat complètement différent. Celui-ci a reçu une ovation pour son excellent monologue qui nous aura permis de le découvrir. Autre coup de coeur de la soirée!

Finalement, le gala s’est conclu avec un sketch sur le hockey. Pour l’occasion, P-A Méthot a été rejoint sur scène par François Massicotte, Georges Laraque et Philippe Laprise. Malheureusement ici, beaucoup de blagues tombaient à plat dans un numéro qui traînait en longueur. Et pourquoi ne pas avoir donné plus de temps de scène à Phil Laprise qui nous charme chaque fois? Petite déception personnelle. Malgré tout, dans cette soirée disparate placée sous le signe de la camaraderie, il était facile pour tout un chacun d’y trouver son compte. Donc que des sourires à la sortie.

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.

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