Les échangistes : rires, confidences, malaises et originalité

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Lundi soir avait lieu la première du talk-show Les échangistes, la nouvelle quotidienne estivale revampée de Pénélope McQuade. On vous partage nos impressions.

Est-ce que Les échangistes fait le travail comme divertissement de fin de soirée à ICI Radio-Canada? Je pense sincèrement que oui. Bien sûr, ce n’est pas parfait, mais il y a ici une volonté de renouveler le genre qui séduit. Un décor plus éclaté et clinquant, un public en studio à proximité des artistes, des collaborateurs qui n’ont pas la langue de bois et des invités qui disent les vraies affaires. C’est intéressant, on ne peut le nier.

Pour lancer cette nouvelle mouture, coproduite par Salvail & Co et ICI Radio-Canada Télé, Pénélope recevait sur son plateau un trio d’invités fort pertinents : Véronique Cloutier, Guy A. Lepage et Stéphane Rousseau. Comme collaborateurs, l’animatrice pouvait compter sur les irrévérencieux, mais non moins sympathiques Alex Perron et Jean-Sébastien Girard (La soirée est (encore) jeune). Les collaborateurs changeront chaque jour.

Les invités ont tous fait leur entrée sur le plateau en même temps et ont ainsi pu contribuer aux échanges pendant toute l’émission. Une formule différente qui appelle nécessairement un résultat plus décousu, voire cacophonique, mais ô combien plus désinvolte! Les rires étaient au rendez-vous, l’impression d’assister à une rencontre animée entre amis se faisait sentir. On a parlé de carrière, de vie personnelle, d’amour et d’amitié. Sympathique! Dans cet environnement affable, moins contrôlé, Pénélope McQuade était lumineuse et compétente.

Mais qui dit échanges dit parfois malaises. Et il y en a eu hier, à quelques reprises, notamment lorsqu’on a fait référence à la métamorphose physique de Julie Snyder. Puis, lorsque Stéphane Rousseau a fait une blague maladroite à l’endroit d’Alex Perron, ce dernier, malgré ce qu’il prétendait, n’a pas semblé s’en remettre du reste de l’émission, ce qui a nécessairement mis une ombre au tableau. Pénélope McQuade, qui à mon avis a toujours eu du mal à jongler avec les malaises (à l’encontre de Salvail qui y navigue comme un poisson dans l’eau, par exemple), a tenté tant bien que mal de changer de sujet, ce qui n’a fait qu’amplifier l’embarras.

Au chapitre des améliorations qui pourraient faire la différence, impossible de passer sous silence ces chaises trop éloignées les unes des autres et qui semblaient si inconfortables pour les invités et collaborateurs. Ceux-ci n’ont pas cessé de bouger, particulièrement Guy A. Lepage qui se dandinait sur son siège pour un résultat plus ou moins heureux à l’écran. De plus, il faudrait peut-être revoir la position du public en studio, qui voit les invités de dos et en contre-plongée. Proximité oui. Mais pas à n’importe quel prix…

Les autres rendez-vous de la semaine s’annoncent intrigants. Ce mardi, en compagnie de ses collaborateurs Salomé Corbo et Jean-René Dufort, Pénélope accueille Charles Lafortune, Mariloup Wolfe et François Bellefeuille. Mercredi, les collaborateurs Renée-Claude Brazeau et Jean-François Breau se joindront à Pénélope pour recevoir Ricardo, Laurent Paquin et Danièle Henkel. Jeudi, Anaïs Favron et Anne Casabonne seront de la partie en compagnie des invités Julie Perreault, Sophie Nélisse et Patrice L’Écuyer.

Est-ce qu’il y a des choses à améliorer? Sûrement! On appelle ça les joies du direct. Mais ce ne sont pas quelques petites lacunes qui vont nous empêcher d’être de retour pour en apprendre davantage sur nos vedettes préférées, dans un esprit de convivialité et de plaisir. Les échangistes, une proposition à fignoler, mais qui ne manque définitivement pas de mordant.

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.