L’affaire Mike Ward à Tout le monde en parle : « Ça nous remet en question »

,

Martin Petit, Fred Savard et Jean-François Mercier ont été invités sur le plateau du talk-show dominical afin de parler de l’affaire Mike Ward.

La semaine dernière l’humoriste Mike Ward était en cour afin de se défendre contre la Commission des droits de la personne qui l’accusait d’avoir tenu des propos discriminatoires à l’endroit de Jérémy Gabriel dans son spectacle s’Expose.

« Je ne suis pas sûr que c’est au tribunal de trancher sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas », souligne d’emblée l’humoriste Jean-François Mercier.

Lorsque Guy A. Lepage questionne ses invités à savoir s’ils sont en accord avec les paroles de Ward stipulant que « l’humour n’est pas obligé d’être gentil », Fred Savard répond que oui, mais qu’« à force de jongler avec des grenades, ça se peut qu’il y en ait une qui explose ».

L’humoriste Martin Petit a tenu à souligner, pour sa part, que c’était faux d’assumer que « les artistes, les humoristes, les cinéastes, ne sont redevables de rien. On est redevable de quelque chose. » Il précise également que « les gens ont parfaitement le droit de dire qu’ils ne sont pas d’accord » avec les blagues des humoristes.

Jean-François Mercier a indiqué qu’il y avait aussi « une notion d’originalité, d’aller où peu de gens sont allés » à prendre en cause dans l’affaire Mike Ward. « Les gags qui choquent et les gags qui font rire, ils viennent de la même place, et il faut qu’on les essaie pour savoir s’ils sont bons. »

Quand Guy A. demande si l’un d’eux avait déjà mentionné à Ward que cette blague était risquée, Petit répond : « quelqu’un dit à Mike : « ce gag-là je ne l’aime pas », c’est la meilleure façon qu’il le garde pour le restant de ses jours. »

Quand Mercier a précisé qu’il était dans la salle lors de la première du spectacle en question de Mike Ward et que le public présent « se tapait sur les cuisses », l’animateur a lancé la question – pertinente – suivante : « les gens dans la salle sont-ils coupables par association? »

« Il y a une complicité certain, quand tu ris, tu cautionnes », a répondu Jean-François Mercier, qui a tenu à préciser que son ami était « un chic type » et « un bon jack », que « ce n’est pas le monstre qui est dépeint dans les réseaux sociaux ».

« Ça nous remet en question cette affaire-là », dit finalement Savard, précisant qu’après avoir reçu l’invitation pour venir à l’émission, il a réfléchi plus sérieusement au procès de Ward et a réalisé son importance. « Des fois tu trouves le bon angle, des fois non, puis ça te pète dans face cinq ans plus tard et tu te retrouves en cour. Je trouve que la game vient de changer », lance Mercier.

Jean-François Mercier a ensuite été questionné sur la controverse qu’il a engendrée, contre son gré, l’été dernier quand il a publié une blague sur Facebook que plusieurs internautes ont critiquée. « Il y a bien des gens qui me mettent à la même place que Bill Cosby! J’ai écrit une joke de crème glacée. Honnêtement, je ne comprends pas encore, on dirait que j’ai été frappé par la foudre », dit-il en réaction à la mention de cette polémique. « J’ai l’impression que je suis quelqu’un que le monde aime voir dans la marde », ajoute-t-il. « Je pense que c’est mon problème. »

J'viens de regarder #TLMEP et j'ai appris que je suis gentil comme Mussolini. Gentil comme Mussolini et végé comme Hitler ;)

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis dix ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.

Aimez-nous sur Facebook

Showbizz.net