Le réalisateur Yves Christian Fournier réagit à des propos chocs de Fabienne Larouche

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En septembre dernier, les plateaux de tournage des séries Blue Moon et Ruptures étaient ébranlés alors que les techniciens et employés décriaient les conditions de travail extrêmes et difficiles.

Un arrêt de travail spontané avait alors été décrété, ce qui avait amené une discussion entre les parties et ultérieurement un accord sur des améliorations à apporter. Ce week-end, le Journal de Montréal publiait un dossier-choc, en deux volets, écrit par Raphaël Gendron-Martin. Dans un premier article publié samedi et intitulé « Les plateaux de tournage en pleine crise », des réalisateurs et techniciens s’exprimaient quant aux conditions de travail difficiles. Dimanche, dans un deuxième article intitulé « Fabienne Larouche s’explique », la productrice s’exprimait publiquement pour la première fois depuis les événements de septembre dernier. Dans ce même article, on avait également droit aux propos de Charles Paradis, directeur des relations de travail pour l’AQTIS.

Dans ce deuxième article, on peut notamment lire : « Sans vouloir mettre la faute sur qui que ce soit pour les problèmes de l’été dernier, la productrice mentionne qu’elle n’aurait peut-être pas dû engager certaines personnes qui avaient plus d’expérience au cinéma qu’en télévision.

Au cinéma, il y a de l’argent et du temps. Nous autres, on n’a pas de temps ni d’argent. Nous, les auteurs, il faut que, dans nos histoires, nous soyons capables d’aménager des territoires, de réunir des lieux de tournage et d’avoir un nombre de scènes par épisode.»

Plus bas, les propos de Charles Paradis vont en ce sens : « Dans ces deux productions, Fabienne Larouche s’est entourée d’une équipe qui n’avait pas beaucoup d’expérience sur des séries de cette envergure, ajoute-t-il. Je n’ai rien contre Mariloup Wolfe, mais c’était sa première série comme réalisatrice [sur Ruptures]. Et Yves Christian Fournier, sur Blue Moon, était un réalisateur plutôt en film. Peut-être que Fabienne n’avait pas non plus le budget de ses ambitions. »

Après avoir lu cet article, le réalisateur de la série Blue Moon, Yves Christian Fournier, en avait gros sur le coeur et s’est exprimé sur les réseaux sociaux sans retenue. On pouvait notamment y lire : « Sous entendu dans l’article en bas que c’est la faute de l’inexpérience de gens de « films » que les productions d’Aetios ont connues des moments durs. Très amusant. Je dois avoir fait des journées (on time) de 42, 45, 49 et 52 scènes. Croyez moi, j’étais pas en mode cinéma là dessus. Cette excuse, typique de cette boîte qui prend jamais de responsabilité, me surprend pas. Que l’aqtis via Charles Paradis joue ce jeu, je ne comprends pas par contre. 86 jours de tournages, sûrement au dessus de 80 réussis dans les temps de fous imposés et on cherche à accuser les gens de films ( moi et le dop genre? Le musicien??) De quoi? D’y être arrivés? Et ce malgré une gestion interne chaotique, sublimée par le départ du recherchiste de location en congé de maladie? Vous savez quoi? Si ma série est bonne, je crois que c’est à cause en partie du monde de films que j’ai amené avec moi dans mon aventure en tv. »

Pour lire sa réponse cinglante, c’est par ici.

De même, l’assistant-réalisateur Stéphane Bourdeau a aussi publié une missive via la page Facebook d’Yves Christian Fournier et qui va dans le même sens que les propos du réalisateur : « Sur quoi vous basez-vous M. Paradis, pour affirmer de telles inepties? Sur quelle expérience personnelle vous basez-vous? Quel est votre niveau de connaissances de notre industrie? Où étiez-vous dans les années 90 lorsque j’ai rencontré Mariloup Wolf sur une série de ce type? Lorsque je côtoyais Yves Christian Fournier sur les bancs de l’UQAM. S’il est vrai qu’en période de pointe les producteurs doivent parfois faire appel à des novices pour combler certains postes, il en est rarement ainsi pour les chefs de départements et ce n’était certainement pas le cas cet été! Vous reprochez également à monsieur Fournier son background cinématographique! Ce qui démontre encore une fois votre ignorance du sujet! Sachez, que pour ce type de séries, les producteurs ont toujours fait appel à des équipe de cinéma, car elles sont justement tournées à la manière d’un film! Des fois avec moins d’argent mais aussi des fois avec autant d’argent en mettant en perspective la durée du produit final, mais nous sommes toujours en mesure de nous adapter. »

Il ajoute : « Pour terminer, je considère qu’il y a eu offense publique et que les équipes de Ruptures et Blue moon, sont en droit de s’attendre à des excuses publiques de votre part. Et plus particulièrement des excuses envers les deux réalisateurs qui ont menés leur navire respectif à bon port malgré les écueils rencontrés. Je me permet de vous rappeler que votre mandat est de veiller aux intérêts des membres et non de les dénigrer tout comme pour ceux des associations soeurs! »

Le message complet ici :

Cette histoire n’a probablement pas fini de faire couler de l’encre alors que la dissension n’aura jamais été aussi visible entre Aetios, l’AQTIS et ses membres.

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.

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