Mariloup Wolfe nous parle d’Unité 9, de Ramdam et de La guerre des tuques

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Unité 9

L’actrice a fait parler d’elle ces derniers temps pour deux rôles importants, celui de l’IPL Agathe Boisbriand dans Unité 9 et de l’adolescente Mariane L’Espérance de Ramdam.

ATTENTION, SI VOUS N’AVEZ PAS VU L’ÉPISODE DU 27 OCTOBRE D’UNITÉ 9, NOUS VOUS SUGGÉRONS D’ARRÊTER VOTRE LECTURE ICI (ou de ne pas lire l’introduction ci-dessous et les passages consacrés à l’émission plus bas).

Rencontrée lors de la tournée de promotion du film d’animation La guerre des tuques, dans lequel elle prête sa voix à Sophie, Mariloup Wolfe a répondu à nos questions à propos du film d’animation inspiré du long métrage culte québécois, de la mort inattendue de son personnage dans la série Unité 9 ainsi que la possibilité réelle d’une suite à la série jeunesse Ramdam, comme elle l’a récemment évoqué sur les réseaux sociaux.

LA GUERRE, LA GUERRE
sophie« J’ai fait quelques contrats de doublage par le passé (NDLR : notons La légende de Sarila, Le coq de St-Victor, Les Awesomes à Télétoon et Les rois du surf), mais c’est sûr que La guerre des tuques a une symbolique particulière parce que je suis de la génération des Contes pour tous. C’est un film qui a eu une importance significative dans ma vie, je l’ai regardé et regardé. Je trouve ça chouette de pouvoir transmettre ça aujourd’hui à mes enfants, qui ont 4 et 5 ans, donc à l’âge de regarder des dessins animés. Évidemment de savoir que maman fait partie de ce projet-là, c’est important pour eux. Chez nous, ils sont ben « team Sophie », ils ont des tuques, ils connaissent des répliques, ils sont bien impliqués. Faire partie d’un classique comme ça, c’est flatteur et pas négligeable. »

Rappelons que La guerre des tuques prend l’affiche partout au Québec ce jeudi 12 novembre.

PROCESSUS DE DEUIL

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La comédienne précise d’emblée qu’elle a été avertie de la mort imminente d’Agathe par la productrice de l’émission. « Je travaillais en étroite collaboration avec Fabienne Larouche à ce moment-là parce que je m’apprêtais à réaliser Ruptures. Je la voyais donc quotidiennement et elle me tenait à l’affut des nouveaux développements d’Unité 9. Quand ça a été statué que j’aillais mourir, Fabienne m’a avertie, et quand la manière dont ça allait se passer a été déterminée, j’ai aussi été mise au courant. Fabienne me l’a d’ailleurs expliqué avec une espèce d’étrange enthousiasme : « Tu vas voir c’est malade, elle se fait décapiter pi toute! ». Sur le coup, j’étais un peu sous le choc. Mais ça m’a permis de ne pas être trop étonnée et troublée quand j’ai lu les textes. J’avais entamé mon deuil deux mois avant. J’ai eu cette chance-là de savoir quand mon personnage mourrait. Parce que, évidemment, les acteurs ne sont pas toujours dans les bureaux de production pour connaître le futur de leur personnage. »

« Quand ça été statué que j’aillais mourir, Fabienne m’a averti, et quand la manière dont ça allait se passer a été déterminée, j’ai aussi été mise au courant. Fabienne me l’a d’ailleurs expliqué avec une espèce d’étrange enthousiasme : « Tu vas voir c’est malade, elle se fait décapiter pi toute! ». Sur le coup, j’étais un peu sous le choc. »

RÉACTIONS MONSTRES

Les fans de la série ont été très loquaces sur les réseaux sociaux suite à la diffusion de cet épisode le 27 octobre dernier. « Je ne m’attendais pas ça! Je suis sur d’autres projets en ce moment, j’ai tourné ça en juillet passé, je n’étais plus là-dedans du tout. Là c’est arrivé, j’ai vu l’impact que ça a eu sur les réseaux sociaux. C’est vraiment flatteur parce que c’est un projet que j’ai beaucoup aimé et dans lequel je me suis investie pleinement au cours des quatre dernières années. On m’a fait confiance sur ce projet-là et on m’a confié un rôle plutôt anti-casting. Une gardienne de prison de 5 pieds 2, blonde, un peu angélique, ce n’est pas le casting d’une intervenante de première ligne dans une prison pour femmes qu’on se fait dans notre tête. Mettons que Debbie Lynch-White a plus la carrure pour le rôle que moi. Il y avait un scepticisme au début, alors je souligne l’audace du réalisateur, des producteurs et de la directrice de casting qui a eu l’idée de me faire auditionner pour un rôle comme ça. »

DERNIÈRE JOURNÉE

« La cascade n’était pas ma dernière journée sur le plateau, c’était plutôt une scène anodine. J’étais la seule à savoir que c’était ma dernière journée, les autres sont dans un feu roulant de scènes à faire. Ils l’ont souligné à la fin de la scène en question : « c’était le dernier plan de Mariloup Wolfe ». Tout le monde s’est mis à applaudir et, évidemment, j’ai versé une petite larme, j’étais émotive. Agathe n’était ni noire ni blanche, elle était surtout dans les zones grises. Elle pouvait être baveuse et chiante, mais en même temps elle avait aussi beaucoup d’empathie; elle s’occupait des enfants de Michèle et elle défendait des détenues avec qui elle avait davantage d’affinités. J’aimais toutes ces zones-là que Danielle Trottier a amenées au personnage. Je l’aimais Agathe. »

RAMDAM : LA SUITE 10 ANS PLUS TARD

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Mariloup Wolfe a récemment publié un message sur les réseaux sociaux laissant croire qu’elle et les autres acteurs seraient intéressés à faire une suite à l’émission jeunesse Ramdam. La réaction a été, encore une fois, immense. « C’est vraiment n’importe quoi. On était dans un souper, on avait du fun avec ma gang de Ramdam et on se disait que ce serait cool de faire une suite. Alors je me suis dit que j’allais mettre ça sur les réseaux sociaux pour checker l’intérêt des gens. Je sais que pour La guerre des tuques, il y a eu une pétition de 11 000 noms pour le retour au 25e anniversaire, mais moi j’ai eu 95 000 likes, 5 000 commentaires. Je pense qu’il y a un intérêt certain. Il faut juste que quelqu’un allume et qui se passe quelque chose. »

« Pour La guerre des tuques, il y a eu une pétition de 11 000 noms pour le retour au 25e anniversaire, mais moi j’ai eu 95 000 likes, 5 000 commentaires. Je pense qu’il y a un intérêt pour le retour de Ramdam! »

L’actrice nous a confié que tous les comédiens travaillaient en collaboration afin de transformer cette idée folle en projet réel. Si (mettons-y du caractère gras) le projet se concrétise, Mariloup Wolfe affirme qu’il s’agirait probablement d’une formule de 30 minutes une fois par semaine plutôt qu’une quotidienne comme c’était le cas par le passé. « On tournait entre 70 et 120 épisodes chaque année, c’était complètement fou, se rappelle-t-elle. Nous étions pas mal tous aux études à ce moment-là. Moi j’étais à l’université de soir, et les plus jeunes étaient au secondaire. Pour nous, c’est une vraie famille, on s’aime, on se voit encore une fois par année. Il y a eu beaucoup de projets jeunesse, mais je ne sais pas pourquoi Ramdam en particulier a autant touché les gens. Je le vois, je me fais appeler par plein de journalistes depuis que j’ai écrit ça sur Facebook, il y a même un magazine qui m’a appelé pour faire un spécial Ramdam, je suis dépassée, moi j’ai juste lancé ça de même! »

Elizabeth Lepage-Boily Cinéphile et télévore depuis qu'elle a appris à faire fonctionner la télécommande, Elizabeth, critique et journaliste depuis dix ans pour le site Cinoche.com, est persuadée qu'elle exerce le plus beau métier du monde. Auteure d'une série de romans jeunesse à succès (intitulée « Maude »), Elizabeth a bien l'intention de se dépasser et de partager ses passions et son amour des mots et des arts avec ses lecteurs, tous médiums confondus.

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