Metallica fait l’histoire au Colisée Pepsi de Québec

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Dans un spectacle unique qui revêtait un caractère historique particulier, le groupe Metallica a offert une performance de feu dans le vieux Colisée Pepsi de Québec, ravissant du coup les nombreux adeptes présents et qui faisaient salle comble.

Ce soir, c’était le moment de clore un chapitre ou d’écrire une page d’histoire de la ville de Québec. Et quoi de mieux que le métal pour le faire en beauté, cet adieu au Colisée Pepsi dans la Vieille-Capitale?

Bien avant l’arrivée sur scène du groupe tant attendu, la foule était déjà dans un état complètement frénétique. On scandait à tue-tête, tapait du pied et faisait la vague dans une atmosphère complètement disjonctée. Ce n’est donc pas nécessaire de préciser qu’aussitôt que les spectateurs ont entrevu James Hetfield et sa bande monter sur la scène, ce fut une véritable hystérie collective.

D’emblée, ce qui frappait l’oeil, c’était l’aspect dépouillé, old school, de la scène. Il s’agissait en fait d’une énorme plateforme rectangulaire au centre de laquelle trônait la batterie de Lars Ulrich, lieu de rassemblement fréquent des musiciens. Le groupe, dont la générosité n’est plus à prouver, avait invité sur scène une centaine d’adeptes VIP du fan-club Metallica et l’interaction avec ceux-ci était belle à voir. Les musiciens étaient dans une forme spectaculaire (il fallait voir Trujillo se tirer partout et tournoyer avec son instrument) et le sourire d’Hetfield en disait long quant à son bonheur de se retrouver au Colisée pour ce happening historique. En entendant la foule hurler à pleins poumons, le chanteur a d’abord blagué en se bouchant les oreilles, puis a déclaré : « C’est le son le plus merveilleux du monde. » S’il s’est fait plutôt laconique durant le spectacle, il a su dire les bons mots aux bons moments : « Nous espérons que vous vous êtes fait de beaux souvenirs ici, mais faisons de cette soirée le meilleur d’entre eux ». Un pari certainement tenu pour plusieurs!

En effet, Metallica a littéralement cassé la baraque (avant la vraie destruction du Colisée) en enfilant les succès pendant plus de deux heures. On a donc pu entendre les « Fuel », « For Whom The Bell Tolls », « Disposable Heroes », l’inoubliable « The Memory Remains », « Sad But True », « The Unforgiven », « One », l’incontournable « Master of Puppets », « Fade To Black » et « Seek and Destroy », pour ne nommer que ceux-là. Des solos endiablés de chacun des musiciens étaient aussi à l’horaire. Le programme de mercredi au Centre Vidéotron devrait différer de celui-ci d’après ce qu’on nous a promis, bien que six ou sept chansons seront répétées.

En guise de rappel, la foule a eu droit à « Whiskey In The Jar », « Nothing Else Matters » puis « Enter Sandman ». Pour boucler la boucle, Lars Ulrich, racoleur un brin (avouons qu’on aime ça), est revenu sur scène vêtu d’un gilet des Nordiques, s’attirant du coup les cris d’approbation de la foule. Des ballons sont tombés dans l’aréna en quantité et l’esprit de fête était à son comble. Difficile de faire mieux pour fermer un établissement que ce spectacle survolté avec ces bêtes de scène que sont les membres de Metallica.

Il est vrai que notre bon vieux Colisée nous a offert plusieurs événements musicaux et sportifs d’envergure mémorables au fil des ans. Mais Hetfield n’était pas présomptueux d’avancer que cette dernière soirée serait sûrement l’une des meilleures. Merci Metallica pour ce moment de communion à l’hôtel du métal dont on se souviendra longtemps. Et à mercredi!

Découvrez nos photos de la soirée ci-dessous.

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.