FEQ 2015 : Voyage onirique avec Patrick Watson

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Festival d'été de Québec

Une foule appréciable s’était déplacée en ce vendredi soir pour venir rêver avec Patrick Watson sur les plaines d’Abraham.

J’aime beaucoup Watson et sa bande. La voix unique du chanteur, qui donne son nom à la formation, les images évoquées et les mélodies qui font voyager ont su me plaire, depuis longtemps. Je n’étais donc pas à convaincre ce soir, je préfère vous prévenir. J’étais cependant franchement curieuse de voir si la foule, plus nombreuse que je ne l’aurais cru, allait adhérer à la proposition et vibrer au rythme des envolées lyriques de Watson. Dès les premières notes, il a toutefois semblé évident qu’il s’agissait d’un public d’initiés. J’étais ravie.

Le leader de la formation est apparu au piano, après une introduction planante offerte par un choeur, avec la pièce « Love Songs for Robots » tirée de l’album du même nom, le dernier paru. D’emblée, la mise en scène ravissait les sens. D’énormes globes lumineux disposés partout sur la scène vacillaient au rythme de la pièce. Après avoir éclaté d’un rire contagieux – douce folie quand tu nous tiens – Watson a enchaîné avec « Good Morning Mr. Wolf », « Hearts » et « Bollywood ». Il semble bien que la formation avait pour mission de nous faire découvrir son nouvel opus paru en mai dernier. Et on avait pris les grands moyens pour y arriver : ensemble de cuivres, ensemble de cordes, choristes, choeur, musiciens accompagnateurs, notamment François Lafontaine, ancien membre de Karkwa. Difficile de résister avec une proposition impressionnante comme celle-ci.

Bien sûr, Watson n’allait pas déroger de ses bonnes habitudes parce qu’il faisait une scène immense en plein air. C’est pourquoi nous avons eu droit au moment magique de « Words in the Fire » en version acoustique. Watson et quatre complices se sont regroupés en avant de la scène, devant un seul micro, pour une offrande intimiste et irrésistible. Puis, une surprise, la présence enivrante de Marie-Pierre Arthur. Ensuite, retour sur scène des Barr Brothers.

Sur la magnifique « Je te laisserai des mots », rare titre en français du groupe, autre surprise, l’arrivée de Robert Charlebois pour poursuivre en duo, dans une complicité innée. Puis suivait « Lindberg », classique du corpus québécois, pendant lequel la foule s’est excitée. Pour clôturer le spectacle, avant un rappel essentiel, on a pu entendre « Turn Into the Noise », pièce qui a été présentée dans une bande-annonce foudroyante de la série télévisée Walking Dead récemment.

Pour compléter le portrait, difficile de passer notamment à côté de la sublime « Great Escape ». La suggestion de Watson : fermer toutes les lumières sur scène et regarder le ciel en écoutant la chanson, ce qui fut fait. Lorsque les lumières se sont rallumées, c’était seulement pour apercevoir une multitude de ballons blancs qui s’envolaient dans le ciel de Québec. Finale poétique à souhait.

Ce n’est pas de sitôt que je délaisserai Patrick Watson. Chacune de leur performance est mémorable et ce soir, ce fut le cas plus que jamais. Merci pour le voyage!

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.

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